7 exercices pour se lever de bonheur. Le régime SAVEURS pour donner du goût à votre journée.

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« Se lever du pied gauche » signifie être de mauvaise humeur dès le réveil, et donc mal débuter la journée. Risque alors de s’enclencher l’effet boule de neige nourrissant un climat d’intempéries : une mauvaise pensée entraîne une mauvaise action, qui provoque à son tour une mauvaise pensée, et ainsi de suite.

Voici 7 éléments pour se lever du bon pied. Ils sont grandement inspirés par le livre intitulé Miracle morning, écrit par Hal Elrod. Ils composent le régime SAVEURS.

Silence : L’idée est de prendre du temps pour soi, et de créer une transition entre le sommeil et la première activité. C’est le moment de pratiquer une pause relaxante : méditation, sophrologie, cohérence cardiaque ou prière, par exemple.

Affirmation : Il s’agit de se répéter des phrases positives, inspirantes, qui vous parlent au cœur, comme « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue », « En temps voulu, j’agirai vite », « Je suis détendu et je vais réussir », « Je réussis tout ce que j’entreprends », « J’ai plein d’idées, je suis créatif », « Je décide d’être heureux », « Je peux être utile aux autres, et les autres me le rendent bien », « Oui, une autre vie est possible », « Mon rêve est à portée de main, aujourd’hui, je fais un pas de plus vers lui ».

Visualisation : Vos affirmations positives préférentielles sont intimement liées à l’exercice de visualisation. Celui-ci est en relation avec votre journée, mais aussi avec votre idéal, votre mission de vie. Il ne s’agit pas uniquement de visualiser, mais également de ressentir jusque dans le corps les effets bénéfiques inhérents à la réalisation d’actions qui vous tiennent à cœur. Vous rêvez d’un tour du monde en voilier, et vous sentez les mouvements du bateau, le clapotis de l’eau, le cri des mouettes, la fraîcheur des embruns, le parfum du large, la caresse du vent ou la morsure du froid. Il y a dans cette approche quelque chose de la loi d’attraction.

Ainsi, vous pouvez imaginer les bons moments que vous allez passer dans la journée, mais aussi l’accomplissement de votre projet de vie. Ce dernier implique d’avoir un horizon à conquérir. Pour ce faire, il faut avoir ce que l’on pourrait appeler une vision, soit un projet plus grand que nous-mêmes, une mission qui nous transcende.

Exercices physiques : Abdominaux, pompes, squats, footing, étirements, ne nécessitent pas de matériel, mais boostent considérablement votre énergie et votre bien-être. Ces bienfaits sont rendus possibles grâce à la sécrétion des hormones suivantes : endorphines, dopamine, adrénaline et noradrénaline.

Ustensiles de cuisine : Le but est de se concocter un petit-déjeuner énergisant, riches en fibres et en protéines, avec des fruits (en jus et à croquer), des céréales,… Le tout est d’allier ce que vous aimez et ce qui est bon pour vous.

Reading (Lecture) : Lire un passage inspirant, apprendre quelque chose de nouveau pour stimuler la dynamique motivationnelle.

Scripting (Ecrire) : Tenir un journal de bord sur vos pensées, sur les bons moments de la journée écoulée et les défis à relever pour celle qui débute, cibler des objectifs concrets à atteindre. Ecrire impacte profondément les pensées. Et, la couleur de nos pensées contribue grandement à déterminer la couleur de notre perception de la réalité.

Ces 7 activités paraissent simples et, justement, elles le sont. Elles semblent frappées du sceau du bon sens. Tout le monde, ou presque, s’y accorde. Pour autant, combien de ceux qui en sont persuadés appliquent ces principes avec assiduité ? Peu, assurément. Il s’agit là, avant tout, d’une question de volonté, et donc de responsabilité.

La mise en pratique de ces principes a tout intérêt à se faire tôt le matin. Pourquoi ? Pour que votre journée parte sur de bons rails. Et puisque le matin, de bon(ne)heur(e), vous n’êtes pas encore engagé dans le torrent du quotidien, vous bénéficiez d’un temps pour vous. Afin de maîtriser ce temps, vous pouvez vous lever 30 minutes voire 1h plus tôt que d’habitude.

Cette perspective vous semble problématique ? Dans ce cas, remplacez le terme problème par opportunité. Et puis, ainsi que le prévoir l’adage, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Le régime SAVEURS pourra alors pimenter votre journée.

Enfin, réaliser ces 7 activités quotidiennement permet d’expérimenter l’effet cumulé. Chacune d’entre elles aura d’autant plus d’impact qu’elle est l’un des maillons d’une chaine positive.

C’est un peu comme dans une équipe, où le résultat final dépasse la somme des talents individuels.

Matthieu&Laetitia

L’enfant, la créativité et l’Ecole

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L’école est censée préparer les jeunes pour le futur. Et pourtant, à bien des égards, elle semble les former pour un monde qui n’existe plus.

L’Ecole dite traditionnelle ne l’a pas toujours été. Cette même école, avant d’être traditionnelle, a été révolutionnaire ; et ce d’autant plus qu’elle est née au XIXe siècle, dans le sillage de la révolution industrielle et de son désir de standardisation.

Qu’en est-il du respect des besoins de l’enfant qui est, pour ainsi dire, paramétré pour l’innovation ? Il peut d’autant plus sortir du cadre que celui-ci, étant encore en construction, présente une plasticité offrant une marge de manœuvre.

Par nature, tous les enfants ont quelque chose d’exceptionnel, d’époustouflant. Chacun étant unique, les dons le sont également ; ce qui est assez étranger de l’idée de conformité.

Tout enfant doit donc trouver son terrain de jeu, et de « je », et donc d’expression. L’éducation devrait être là pour cela, pour révéler à l’enfant ses talents, pas pour délivrer un savoir suranné et enfermant.

Ainsi que le précise Ken Robinson, en matière d’éducation, la créativité est aussi importante que la littérature.

L’expert en éducation, reconnu pour ses interventions en faveur du développement de la créativité et de l’innovation, raconte l’histoire d’une petite fille suivant un cours de dessin. Souvent assise au fond de la classe, sa maîtresse pense qu’elle a des difficultés de concentration. Un jour, l’institutrice s’approche d’elle et lui demande : « Qu’es-tu en train de dessiner ? »

« Je fais un dessin de Dieu », répond l’enfant.

« Mais personne ne sait à quoi ressemble Dieu », reprend l’institutrice.

« Ils le sauront dans une minute », affirme l’élève.

La morale de cette histoire : les enfants osent, et c’est peut-être même à cela qu’on les reconnaît. Dans certains cas, l’imagination peut être plus précieuse que le savoir. L’insouciance offre de la liberté à l’enfant : il peut échouer, se tromper, et recommencer à sa guise.

Echouer, ce n’est pas être créatif. Mais être créatif et original implique de ne pas avoir peur de se tromper ou, du moins, de surmonter cette peur.

A l’âge adulte, une personne a tendance à perdre cette insouciance et à être gagnée par la peur de l’échec. Ce faisant, au nom sacré de la sécurité, elle tente moins, pour ne pas être prise en faute. Par extension, elle innove moins, et donc ne fait pas de sa différence une force. L’adulte apprend la résignation. D’aucuns appellent ce phénomène la maturité.  

Cette logique se retrouve sur les bancs de l’école, où l’erreur est punie, presque par essence. Alors qu’elle s’avère une nécessité sur le chemin de tout apprentissage et de toute innovation. Dès lors, le prodigieux pouvoir créatif de l’enfant se trouve considérablement mutilé.

Ken Robinson rappelle que dans toutes les écoles, partout dans le monde, il existe une même hiérarchie des disciplines : les mathématiques et les langues au sommet, les sciences humaines ensuite et, tout en bas, les arts. A l’intérieur même des arts, ce n’est pas l’égalité : la musique tend à être plus valorisée que la danse, par exemple.

A l’école, l’idée de hiérarchie est inhérente aux besoins de l’industrialisation du XIXe siècle. Tout d’abord, elle place au sommet de la pyramide les élèves qui seront aptes – et donc utiles – aux nouveaux codes érigés par la modernité de l’époque, à commencer par le travail standardisée et parfois à la chaîne.

Tout ce qui éloigne l’homme de la conformité – comme les arts, le sport ou tout acte créatif –, est logiquement éloigné des sphères éducatives classiques. Nous disons logiquement au vu du dessein poursuivi.

Il y a dans cette approche, comme dissimulé et présenté comme une malédiction, les principes suivants : Ne fais pas de peinture, tu finiras peintre. Ou, pire, ne fais pas de sport, tu finiras sportif. Comme si, non seulement, pratiquer un art conduisait nécessairement à une carrière exclusive et, en plus, ne préparait pas à la vie professionnelle.

La réussite scolaire est perçue comme une preuve d’intelligence ; ce qui est sans doute vrai. Le problème est que ceux qui rencontrent des difficultés, voire des échecs, sont perçus, a contrario, comme des personnes peu intelligentes. Et pourtant, combien d’élèves ayant reçu une étiquette comme un fardeau – « Tu es nul. Tu es un bon à rien. Tu es incapable. Tu ne feras jamais rien de ta vie » –, sont devenus, à l’âge adulte et après avoir trouvé leur terrain d’expression, le petit génie de la cuisine ou de la chanson, pour reprendre des expressions qui barrent fréquemment la une des journaux.

Dans les faits, tout se passe comme si l’école continuait de former essentiellement des employés modèles et des professeurs. Les premiers sont faits pour rester dans le cadre. Les seconds sont faits pour que les jeunes générations, elles aussi, entrent dans le cadre. C’est une caricature, bien sûr, mais une caricature dit souvent quelque chose de la réalité.

Le paradoxe est d’autant plus grand que, jusqu’au siècle dernier, obtenir un diplôme signifiait souvent obtenir un travail. Et, à observer le nombre de personnes Bac+5 au chômage aujourd’hui, il faut croire que les choses ont bien changé.

Puisqu’une idée dans l’air du temps veut que 65% des métiers de demain n’existent pas encore, la créativité devraient avoir de beaux jours devant elle, même celles des adultes.

A ce propos, Picasso a dit : « Tous les enfants sont nés artistes. Le problème est de rester un artiste en grandissant ».

Matthieu&Laetitia

Comment booster votre QI ?

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D’emblée, attaquons une idée reçue : le QI n’est pas un chiffre gravé dans le marbre, une sorte de numéro indélébile qui nous identifierait. Pour donner une image, il s’apparente à une photo, qui mesure un état à un moment précis. Naturellement, il dessine une tendance, un reflet, mais il est soumis à évolution.

En 2008, une équipe de psychologues, menée par Susanne Jaeggi, parvienne à un résultat surprenant, qu’aucune étude antérieure ne laissait pressentir. Ainsi, un entraînement spécifique permettrait d’accroître sensiblement l’intelligence fluide.

Jusqu’alors, les psychologues s’accordaient sur l’existence de deux types principaux d’intelligence : l’intelligence fluide et l’intelligence cristallisée. La première désigne la capacité à faire preuve de logique et à résoudre de nouveaux problèmes. Jusqu’à cette étude de 2008, cette intelligence était considérée comme innée, immuable. L’intelligence cristallisée, quant à elle, correspond aux compétences et à l’expérience accumulée. Elle relève donc de l’acquis.

En 2008, un changement de paradigme s’opère : il est désormais prouvé que l’intelligence fluide peut être boostée. Jaeggi et son équipe de chercheurs internationaux ont développé un logiciel conçu pour entraîner la mémoire de travail. Celle-ci correspond à notre capacité à manier mentalement quelque chose de notre réalité : calcul mental, anticiper la fin d’un film, ou la stratégie de notre adversaire aux échecs.

A quoi ressemble le protocole de l’expérience ?

70 personnes, réparties en 4 groupes, ont suivi le programme de 8 à 19 jours, à raison de 20 min d’entraînement de la mémoire de travail par jour. Par ailleurs, 4 groupes contrôles, ne suivant aucune préparation particulière, complètent le tableau. Chaque participant passe un test de QI au tout début et en toute fin de l’expérience.

Les résultats sont sans appel : l’ensemble des personnes ayant utilisé le logiciel obtiennent un score largement supérieur à l’occasion du second test.

Une analyse plus fine révèle, qu’en moyenne, l’intelligence fluide de ces participants a augmenté de 40% ! Si nous explorons encore davantage les détails de l’expérience, nous observons que la hausse de l’intelligence fluide est directement corrélée au temps passé à s’entraîner avec le logiciel. Ainsi, ceux ayant bénéficié d’un programme de 19 jours voient leur intelligence fluide augmenter 4 fois plus que ceux ayant utilisé le logiciel pendant 8 jours.

Ici, la découverte n’est pas que multiplier la participation à des tests de QI finit par augmenter… notre QI ; cela va de soi et est démontré depuis longtemps.

En effet, le logiciel n’a rien avoir avec un test de QI.

La nouveauté réside donc dans le transfert : l’homme est capable d’apprendre des connaissances dans une tâche donnée et de les mobiliser dans un tout autre contexte. C’est ainsi que peut être modifiée l’intelligence fluide.

Pour mieux comprendre ce phénomène, utilisons l’image de l’entraînement sportif. Un athlète muscle ses abdominaux et exploite ce nouveau potentiel pour améliorer ses performances lors d’un mouvement de développé-couché, d’un sprint, d’un saut en longueur, d’une extension au handball ou d’une frappe de balle au football.

Il en est de même avec le logiciel développé par Jaeggi : la mémoire de travail est optimisée, et sert dans toutes les activités mobilisant ce type de mémoire.

En somme, il existe une très nette corrélation entre la mémoire de travail et l’intelligence fluide. Ce qui impacte, naturellement, l’intelligence dans sa globalité.

Enfin, observons que le QI ne concerne pas uniquement le domaine professionnel. En effet, il affecte notamment celui de la santé : une étude de 2009 réalisée sur plus d’un million de Suédois rapporte notamment que les risques d’hospitalisation augmente de moitié tous les 15 points de QI en dessous de la moyenne.

Et, la santé, c’est beaucoup plus que l’absence de maladie.

Matthieu&Laëtitia