1 exercice de prise de conscience : le « Je » du miroir

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S’observer dans un miroir symbolise une sorte de rendez-vous avec soi-même. Etre aux prises avec son image est une manière de se convoquer au tribunal de sa conscience. Le juge qui trône dans notre for intérieur sera-t-il clément, juste ou sévère ? Sera-t-on condamné ou acquitté ?

Pour illustrer ce phénomène, citons une étude menée en 1978 par Beaman et son équipe. L’expérience a lieu le soir d’Halloween. Un groupe d’enfants déguisés est conduit dans une pièce où sont posés de très nombreux bonbons. Au bout d’un instant, un adulte entre dans la salle et déclare : « Je m’absente quelques minutes. En attendant, vous pouvez prendre un bonbon chacun, mais pas un de plus. A tout à l’heure. » Ensuite, l’adulte laisse les enfants seuls pendant environ 15 minutes.

Les jeunes ignorent que des chercheurs examinent leur comportement. Leur but : observer si les enfants respectent l’autorité de l’adulte, ou s’ils succombent à la tentation de prendre plusieurs bonbons.

Pour les besoins de l’expérience, le groupe est séparé en 2. Dans le premier cas, 34% obéissent à l’injonction de ne consommer qu’une seule friandise. Dans le second, le pourcentage descend à 9% ; ce qui signifie, qu’ici, 91% désobéissent.

La raison de cette différence sensible : le miroir.

Pourquoi ?

A en croire les chercheurs, en présence du miroir, les individus ont davantage conscience d’eux-mêmes, du temps présent et de leurs engagements. Ce faisant, ils sont plus sensibles aux impacts négatifs d’un acte de désobéissance.

Ce phénomène ne se limite pas à une classe d’âge en particulier. En effet, d’autres recherches ont mise en lumière combien le miroir pouvait influencer le comportement humain. Ainsi, la présence d’un miroir dans un bureau augmente la productivité des employés, puisqu’ils sont davantage conscients de leurs actions, ou de leur inaction.

De même, une personne qui déjeune tout en se regardant manger a davantage conscience de ce qu’elle consomme ; et donc, en moyenne, consomme moins. Cette technique peut alors être un atout de poids pour les personnes qui veulent respecter un régime.

En somme, regarder son reflet, ce n’est pas uniquement observer son apparence, c’est aussi plonger dans les profondeurs abyssales de l’intérieur de son être.

Matthieu&Laëtitia

La fable du pêcheur mexicain, ou pourquoi attendre la retraite pour être heureux

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Un riche homme d’affaires américain prend des vacances dans un petit port mexicain. Devant lui, n’en finissent plus de se déployer les ondes bleutées d’une mer enchanteresse. Il ressent la furieuse impression d’être un personnage figé dans un décor de carte postale. Au bout d’un moment,  accoste un petit bateau de pêche chargé de gros thons jaunes.

Le touriste demande alors au pêcheur combien de temps a-t-il passé en mer pour ramener ce butin.

– « Pas très longtemps », répond le Mexicain.

L’homme d’affaires s’étonne du choix opéré par son interlocuteur : s’il avait passé plus de temps au travail, il aurait rapporté davantage de poissons.

 – « J’en ai assez pour bien nourrir ma famille, répond le pêcheur.

– Que faites-vous du reste de votre temps ?

– Je me lève tard, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je déjeune, je fais la sieste avec Maria, ma femme. Tous les soirs, je me rends jusqu’au village pour boire du vin, jouer de la guitare et jouer aux cartes avec mes amigos – la belle vie, Señor ! »

L’Américain lui conseille alors de passer plus de temps en mer pour pêcher davantage de poissons, et ainsi d’être plus riche. Il pourra alors acheter un nouveau bateau, plus performant, qui lui permettrait d’avoir des prises toujours plus abondantes. Les affaires fleurissant, il pourra s’installer à Mexico, puis Los Angeles, voire New York.

– « Mais, Señor, combien de temps cela prendrait-il ?

– 15, 20 ans.

– Et quoi alors, Señor ?

– C’est le plus beau, répondit l’homme d’affaires en riant. Le moment venu, vous pourriez émettre des valeurs en bourse et gagner des millions.

– Des millions, dites-vous. Et quoi alors, Señor !

A ce moment-là, vous pourriez prendre votre retraite, et revenir chez vous. Vous pourriez vous installer dans un charmant petit village au bord de la mer, vous levez tard, pêcher un peu, jouer avec vos enfants, faire une sieste avec votre femme et vous rendre au village pour boire du vin, jouer de la guitare et jouer aux cartes avec vos amis. »

Cette fable montre par l’absurde à quel point la spirale du plus pour plus est difficilement conciliable avec un bonheur profond.

Cependant, l’attitude du riche américain n’est pas illogique, au vu de son paradigme et de ses habitudes. Mais, s’il s’octroyait le luxe de la liberté intérieure, s’il s’affranchissait des pesanteurs sociales, peut-être porterait-il un autre regard sur le pêcheur mexicain, qui décide de ne pas attendre la retraite pour être heureux.

Il y a dans cette histoire quelque chose de la belle vie, tout simplement.

Matthieu&Laëtitia

Reconnaitre un zèbre

Voici les divers critères qui définissent cette personnalité du zèbre:

  • L’intelligence est en arborescence: 

Vous fonctionnez avec nos deux hémisphères cérébraux et c’est là que commencent les conflits intérieurs. Votre hémisphère gauche est celui qui est rationnel, raisonnable, il a les mots, il est organisé, il a les besoins que vous avez appris à l’école et dans votre éducation. Votre hémisphère droit est créatif, intuitif, en lien avec les images, les émotions et il est sensible à des besoins bien différents. C’est comme si vous aviez dans la tête deux petits bonhommes qui ne sont pas toujours d’accord car pas sensibles aux mêmes choses.

  • L’intuition:

Elle est forte et rapide, c’est elle qui dans le coeur vous permet de trouver la paix et l’alignement avec vos vrais désirs profonds.

Lors que j’ai découvert cela, je l’ai d’abord testé car venant d’une famille cartésienne, l’intuition n’était pas très écoutée. Suite à la lecture du libre « Trop intelligent pour être heureux » j’ ai parlé du livre à une connaissance en suivant mon intuition et sa réaction a été tellement forte et suivi de fait, que j’ai appris à faire confiance à mon intuition.

Comment en faites vous l’expérience ?

  • Les émotions:

Vous pouvez trouver un article sur chacune des émotions. Ce sont des indices pour aller bien. Vous avez la particularité comme zèbres de les vivres très fortement. Vous êtes hypersensibles à tout y compris au niveau de vos sens (lumières, sons, odeurs, touchés, goûts, ressentis).

  • Le sentiment d’être différent:

C’est une perception que l’on peut avoir très jeune. Et vous avez conscience alors que vous avez à vous adapter pour être « comme tout le monde ». C’est un exercice qui prend beaucoup d’énergie et qui vous donne cette possibilité d’être caméléon. C’est aussi source de souffrances importantes car on a l’impression d’être seul ainsi. En revanche lorsque vous prenez conscience que vous faites parti d’un groupe et que vous pouvez apprendre à être vous-même vous retrouvez beaucoup d’énergie.

  • Être multi tâche:

Ce n’est pas une option, c’est une nécessité qui vous permet d’être heureux. Avec une seule activité vous avez le risque de l’ennui qui est un des poisons pour votre fonctionnement. Vous avez besoin de plusieurs projets afin de nourrir suffisamment votre cerveau !!

Qu’avez vous appris dans ce texte ?