A la conquête de la confiance en soi

P1070208La confiance n’est pas nécessairement le fruit gorgé de soleil d’une enfance heureuse. Une enfance qui se situe quelque part entre les tourments et la grisaille, au cours de laquelle la confiance n’a pas été injectée à haute dose en intraveineuse, ne dessine pas nécessairement un horizon limité, rongé par l’obscurité.

La confiance, c’est un peu comme un muscle. Pour qu’elle se développe, il faut la travailler, il faut s’entrainer. Ne dit-on pas qu’il faut 21 jours pour prendre une nouvelle habitude ! Il n’y a pas de raison que la statistique ne fonctionne pas aussi pour les bonnes habitudes.

Le premier obstacle qui se dresse sur le chemin de la confiance est probablement la peur, ce verrou émotionnel qui dicte sa loi d’airain. Pour dépasser cette peur, sans doute faut-il se demander combien elle vous coûte, en termes de vie de couple, de vie familiale, de relations sociales, en termes de travail, en termes d’épanouissement. La prise de conscience est fondamentale, elle contient les germes de l’action.

En clair, et en l’occurrence en clair-obscur, le principal élément qui vous limite sur votre chemin personnel, sur votre chemin de confiance, censé vous apporter la meilleure version de vous-même, c’est la peur : peur du jugement, de l’échec, d’être déçu, de ne pas être aimé…

Pour limiter cette peur, sans doute faut-il arrêter de se comparer. Au grand jeu de la comparaison, vous n’allez pas sortir vainqueur. Quand bien même il y ait des domaines où vous êtes le meilleur du monde, il est assez peu probable que vous soyez le meilleur dans tous les domaines. La hiérarchie n’a pas toujours de sens lorsqu’on s’adresse à l’humain. L’autre est simplement différent, vous êtes simplement différent. Chacun est unique. Derrière la comparaison, se dresse souvent le jugement. Et, dans un effet de miroir, les personnes qui ont le plus peur du regard de l’autre, du jugement de l’autre, sont souvent celles qui jugent le plus. L’idée est alors assez claire. Elle consiste à prendre une nouvelle habitude de pensée, de regarder l’autre, de se regarder soi-même, de regarder le monde. C’est peut-être à cette condition que la peur diminuera. Et, dans un effet de balancier, que votre confiance augmentera.

Maintenant que la peur commence à diminuer, il est temps d’entrer dans un état émotionnel qui vous correspond, qui est ce que vous êtes, tout au fond. Il y a être et paraître. Désormais, soyez ! Pour cela, commencez par adopter une attitude physique qui vous mette en valeur, à vos propres yeux. S’aimer est une clé et un cadeau. Le corps envoie en permanence des messages au cerveau. Schématiquement, cela donne les épaules en arrière, le menton relevé, le regard franc, et le sourire comme un soleil. Très important, le sourire. Celui qui sait sourire, comme celui qui sait dire « bonjour », est maître du jeu, et du je.

Dans une approche globale de la personne, l’on conçoit que le physique est indissociable de la psychologie. Pour s’en convaincre, souriez, souriez vraiment, et dites ‘‘Je suis triste’’. Vous verrez que le sourire est plus fort que les mots. Donc optez pour une posture qui vous convient. Pour autant, l’idée n’est pas de dire que les mots ne sont pas importants. D’ailleurs, les mots, parlons-en, après tout, c’est fait pour ça. « Que vous vous dites je vais réussir ou je vais échouer, dans les deux cas, vous avez raison », disait Henry Ford. Autrement dit, il y a des grandes chances, ou de grands risques, que votre croyance se fasse prédiction, et que votre prédiction se vérifie. Ce que les neurosciences tendent à nous démontrer, c’est que les mots sont comme des ordres envoyés au cerveau. L’un des secrets des gens heureux, c’est que les mots qu’ils s’adressent sont enthousiasmants, leur donne envie d’être et de vivre.

Dans le prolongement des mots, il y a les images. Le cerveau fait assez peu la différence entre le réel et l’imaginaire. Par conséquent, imaginer une réussite, se focaliser sur un scénario positif tendent à créer les conditions du succès. Il y a dans cette approche quelque chose du mystère qui enveloppe, comme un papier cadeau, la loi d’attraction. Vous serez daccord avec nous pour dire qu’entre la personne qui envisage l’inconnu comme une menace – qu’est ce qui va encore me tomber sur le coin du museau ? – et la personne qui conçoit le futur comme une ouverture à la grâce – qu’est ce que je vais apprendre aujourd’hui ? –, il y a une légère différence. Ne dit-on pas qu’un battement d’ailes peut être à l’origine de la plus grande des tempêtes ?

Pour se faire une idée un petit peu plus précise de l’importance de l’anticipation, quoi de mieux qu’un exemple concret ?! Plongeons-nous dans la finale de Roland-Garros 1988. Plus exactement dans la nuit qui précède la finale, la nuit du samedi au dimanche. On demande à Henri Leconte de préparer deux discours, en vue du lendemain. Pourquoi deux discours ? L’un en cas de victoire, l’autre, en cas de défaite.

Sa finale debute bien. Dans le premier set, il mène 5-4, service à suivre. Le gaucher sert donc pour le set. Et là, soudainement, sans préavis, revient comme un boomerang la formulation de son discours de perdant, et aussi la projection de la défaite. Le souvenir du discours génère une peur, la peur de l’échec. Résultat : le Nordiste perd 7-5, 6-2, 6-1. Autrement dit, la pensée négative opère une véritable fracture. Avant qu’elle ne s’invite dans son esprit, il gagne 5 jeux et en perd 4 et, après son irruption, il perd 15 jeux et en gagne 3.

En formulant le discours du perdant, le joueur anticipe donc sa défaite, et ainsi créer les conditions de l’échec. Et échec, il y aura. En l’occurrence, ce sera échec et Mats (Wilander).

Une solution, pour gagner le match de la confiance, est donc de visualiser un résultat positif, tout en vivant déjà la belle émotion qui y est associée. Il est même possible d’écrire le scénario souhaité, la belle histoire que vous désirez vivre. Il y a dans l’écrit un engagement souvent plus profond que les paroles. Les unes s’envolent pendant que les autres restent.

Ecrire l’histoire. Avant que l’histoire ne s’écrive.

Matthieu&Laetitia

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