L’histoire des gros et des petits cailloux.

gros et petit cailloux

La nouvelle année, date symbolique s’il en est, offre souvent l’occasion d’envisager de nouvelles résolutions. Voici une expérience invitant à transformer les belles promesses en jolies concrétisations.

Un jour, un vieux professeur est invité dans une école d’administration afin de participer à une formation dédiée à la gestion du temps. Pour délivrer son message, il dispose seulement d’une heure. Confronté à l’ampleur du défi – être efficace en si peu de temps –, il trouve une solution originale. Il se place derrière son bureau et s’apprête à raconter une histoire.

Pour commencer, il sort, de dessous le bureau, un grand bocal en verre transparent. Sans dire un mot, il y place, jusqu’à ras-bord, des gros cailloux. Il demande alors aux étudiants si le vase est rempli. La réponse est unanime : « oui, le vase est rempli ». Le vieux professeur poursuit son histoire. Et, en l’occurrence, sa chanson de gestes. Il dispose désormais des graviers à l’intérieur du bocal. Et ces graviers entrent sans peine dans les trous laissés par les gros cailloux. « Cette fois, le pot est-il plein ? » demanda-t-il à son public. Certains répondent oui, d’autres sont dubitatifs, et d’autres encore répondent qu’il est probablement possible de remplir davantage la boîte. C’est alors que l’enseignant sort, non pas de son chapeau, mais une nouvelle fois de dessous la table, du sable qu’il saupoudre sur le pot, et qui s’infiltre sans mal à l’intérieur des petites interstices. Il repose la même question : « Le pot est-il plein ? ». C’est le moment que choisi le vieux professeur pour s’emparer d’une bouteille d’eau, et pour la vider jusqu’à remplir totalement le pot.
Quel est la morale, le message délivré par cette histoire ?
Les gros cailloux sont des pierres précieuses. Ils symbolisent ce qui nous tient vraiment à cœur, ce qui a le plus de prix à nos yeux, ce qui sont de cette richesse qui ne s’achète pas. L’eau reflète l’écume, le futile, l’accessoire, le superficiel. Entre ces deux extrêmes, il y a le gravier et le sable, c’est-à-dire tout ce qui représente plus ou moins de valeur.
Pour reprendre l’image du vase qui se remplit, si l’on commence par y déposer l’eau, le gravier ou le sable, alors il n’y aura plus assez de place pour nos trésors les plus précieux.

A l’instar de ce qu’a réalisé le vieux professeur, l’idée est de placer dans notre agenda nos priorités les plus profondes, les plus fondamentales, toutes celles qui font battre notre cœur un peu plus fort, toutes celles qui fleurissent sur notre chemin d’épanouissement. Se concentrer sur l’essentiel – essenCiel – implique de renoncer à ce qui est futile, ou alors de le laisser en marge de notre vie, c’est-à-dire à sa place.

Chacun ses priorités, celles qui plongent leurs racines dans les profondeurs, jusqu’au cœur de notre cœur.

C’est peut-être à ce prix que nos résolutions qui n’en ont pas, de prix, seront tenues, parce qu’elles seront fermes, bâties sur le roc. Fermes, oui, mais douces à la fois.

Matthieu&Laetitia

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