Quelques pistes pour bien vivre sa rentrée

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Quitter l’été, est-ce nécessairement rentrer en hiver ? La question, bien qu’elle ait le défaut d’être trop manichéenne, dit probablement quelque chose de ce que vive nombre de Français, à l’instant où commence à flotter comme un parfum d’automne. L’air de la mer ou de la montagne a sans doute apporté avec lui un vent de légèreté en même temps qu’un dépaysement. Et commence à émerger, à l’horizon, comme un effet de contraste. Et ce d’autant plus si l’on considère les profils atypiques, dotés d’une hypersensibilité.

A l’heure où sonne la rentrée, peut se profiler, dans l’esprit de certains, des idées moins éclatantes que le soleil estival : la routine et son frère, l’ennui, mais aussi la suradaptation façon caméléon, ou la pression, et pas uniquement celle qui remplit les verres, mais davantage celle qui remplit les cerveaux ou les cœurs.

Il y a mille et une façon d’appréhender et de vivre sa rentrée, qu’elle soit des classes, professionnelle ou sociale. Certes, mais il semble qu’une tendance se dégage : rentrer, c’est souvent rentrer dans une boîte, ou l’on fait parfois parti des meubles, une boîte remplie de cadres et de codes. De ces termes, émane l’idée d’une géométrie diffusant l’impression d’une rigueur mathématique.

Dans ces conditions, quid des profils atypiques qui, par définition, sont hors normes, ce qui ne veut pas dire autre chose qu’ils sont, par essence, hors des normes ? Dès lors, comment vivre sa différence et son hypersensibilité, dans un univers abondement régi par des normes construites par d’autres pour une sorte de profil standard ?

C’est toute la question, qui contient un défi de grande ampleur, mais loin d’être insurmontable. Autrement dit, comment faire que ce mois de septembre, ce neuvième mois, accouche d’un renouveau ?

Un angle d’attaque est de dresser le bilan de l’année précédente, et ainsi d’identifier les aspects positifs et ceux qui sont à améliorer. Jouer sur ces deux dimensions peut déclencher un coefficient multiplicateur. Pour cela, une solution consiste à augmenter de 10% les aspects positifs et ceux à améliorer.

Par exemple, une bonne entente avec vos collègues peut se traduire par une volonté de consolider les liens par des repas en commun le midi, des travaux d’équipe plus fréquents ou un temps de sport par mois.

Au contraire, si vous avez tendance à être gagné par l’ennui ou le stress, cette année peut être un temps pour vous reconnecter à un projet professionnel qui vous enthousiasmait et auquel vous avez été contraint de renoncer. Il peut alors être pertinent – et énergisant – de se former en parallèle.

Cette perspective nécessite de se connaître, de se respecter, de se faire respecter, aussi – donc de savoir dire non –, d’être force de proposition, de se préserver des espaces-ressources, de trouver le juste équilibre entre s’engager et se protéger, de cultiver son émerveillement comme un jardin secret, de peaufiner des projets comme celui de monter en grade, de changer de secteur ou de créer son entreprise.

L’idée est alors d’être co-créateur du scénario de sa vie en participant à créer les conditions d’une vie qui vous corresponde. L’épanouissement devrait être le gâteau, et non pas la cerise – hypothétique – posée sur une part de gâteau bien fade. Ici, le gâteau symbolise la structure de la vie. Et, si l’on se nourrit constamment de cerises, le risque est de n’être pas rassasié en profondeur. Encore une fois, l’idée est bien se connaître, ne serait-ce que pour savoir la part de sécurité et de changement dont vous avez besoin. L’équilibre est une quête en même temps qu’un défi.

Voici, pêle-mêle, quelques pistes de réflexion :

  • Bien dormir pour se lever du bon pied et prendre les bonnes décisions ;
  • Prendre 5 minutes de relaxation chaque matin ;
  • S’organiser en vue d’optimiser son temps : temps de déjeuner, de traitement des mails, appels téléphonique,… ;
  • Identifier ses priorités, ses besoins : si je veux passer ceinture noire de judo, peut-être dois-je passer de 2 à 3 entraînements hebdomadaires. Ce qui revient à se donner les moyens d’atteindre ses objectifs.
  • Veiller à son besoin de stimulation intellectuelle : rencontres, formations, lecture…
  • Se ménager des espaces-ressources : famille, amis, sport, nature, activités artistiques…

L’objectif est d’éviter que septembre soit un mois « doute ». La douceur de l’été indien n’existe pas uniquement au Canada ou dans les chansons…

Matthieu&Laetitia

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