Prendre son temps n’est pas toujours le perdre

C’est l’histoire de Tony, un jeune courtier à succès de Wall Street. Elle nous est contée par Richard Koch, auteur de l’ouvrage Bien vivre le principe 80/20. Moins de travail et de stress pour plus de succès et de plaisir.

Obnubilé par la quête de l’illumination, c’est-à-dire de l’idée magique qui lui ferait gagner beaucoup de temps et d’argent, Tony entreprend un voyage au Tibet, pour y suivre un enseignement spirituel rigoureux.

Le financier interroge le maître zen sur le temps nécessaire pour expérimenter cette étincelle mystique. « Sept ans », lui répond le Tibétain.

Le jeune Américain insiste, suggère l’idée que lui, le major de sa promotion à Harvard, peut aller plus vite. Face à ce comportement, le maître zen répond, dans un sourire, que, pour lui, ce serait 14 ans.

Que retenir de cette fable ? En priorité, que pour être en mesure de gagner du temps, il convient, au préalable, de savoir en perdre, ou du moins d’en prendre le risque. Ne pas être pressé, vivre l’instant présent, expérimenter le lâcher-prise, sont autant de moyens ouvrant le cœur de l’homme, et le rendant disponible à la grâce, c’est-à-dire à la bonne surprise.

Cette approche est un éloge de la méditation et d’une certaine idée du détachement : élaguer le superficiel et se concentrer sur la profondeur, l’essentiel.

Ici, convoquons le célèbre exemple d’Archimède. Le Grec prenait son bain, détendu, et, alors qu’il ne cherchait aucune réponse à ses questions, une évidence lui traversa l’esprit. Il jaillit alors de son bain et parcourt les rues d’Athènes en criant « Euréka, j’ai trouvé ! ».

Cette histoire illustre combien l’inspiration peut être liée au détachement. C’est lorsqu’on prend son temps, que l’on peut en gagner, et ainsi aller beaucoup plus vite. En clair, prendre son temps pourrait être un préalable à la réalisation de grands desseins.

Pour sa part, Jean-Louis Servan-Schreiber, dans un livre intitulé Le nouvel art du temps,  préconise de remplacer le mot « temps » par « vie » dans certaines expressions. Ainsi, l’expression « je n’ai pas de/le temps » se transforme en « je n’ai pas de/la vie ». Son objectif est que chacun prenne conscience du temps, et de sa valeur inestimable.

Cette philosophie suggère d’être particulièrement attentif aux choix que nous opérons, car choisir, par essence, c’est renoncer. Et, dire « non » à quelque chose ouvre la possibilité de dire « oui » à une autre.

Matthieu&Laetitia

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