S’orienter dans la vie : la boussole du rêve.

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Le printemps est la saison de toutes les promesses. De tous les rêves. La fleur commence à libérer son parfum qui enivre. Le bourgeon ne demande qu’à éclore comme un soleil. Les nids de brindilles sèches vont bientôt prendre vie.

Le 20 mars, premier jour du printemps, est, comme un symbole, celui où s’achève la première étape des admissions post-bac. Les vœux ont été couchés sur le papier.

Au moment de s’orienter, combien de jeunes se sentent sous pression, comme en apnée, ployant sous un fardeau ou affrontant un vent de face ? Parfois, ne s’opère qu’un choix par défaut. S’ensuit une inscription à une université, à la hussarde, puisqu’il faut bien faire quelque chose. La statistique tombe alors comme un couperet : la moitié d’entre eux échouera. Les conséquences peuvent être une perte de confiance se traduisant par un désengagement ; se réorienter nécessitant suffisamment de ressources énergétiques.

Fort de ce constat peu encourageant, mieux vaut prévenir que guérir. D’où la nécessité d’anticiper, de ne pas se laisser happer par une pression extérieure susceptible d’être destructrice.

Anticiper impose de se reconnecter à son cœur profond, pour essayer de saisir ce qui nous anime réellement, en dehors de toute pesanteur sociale. Cette perspective fait écho au pouvoir du rêve, qui peut agir comme une boussole permettant de s’orienter sur ce grand chemin que d’aucuns nomment la Vie.

Le rêve incite à l’exploration, à l’aventure. Alors, à bien y regarder, perdre du temps n’est peut-être pas en perdre. Le rêve nécessite du temps, donc ; et la vie moderne a des allures de sprint.

A ce propos, certains pays du Nord ont institué deux années sabbatiques à la suite de l’épreuve qui couronne leur cursus scolaire. Les jeunes peuvent alors découvrir un pays étranger, apprendre une langue, se forger une expérience, réfléchir sur le sens de la vie, suivre un rêve d’enfant et le frotter au concret. Observons que ces nations scandinaves ne connaissent qu’un très faible taux d’échec à l’université.

La France aussi, au XIXe siècle, a promu ce genre de rite de passage. Il n’était pas rare que les garçons s’engagent dans un tour de France, armés d’un bâton de pèlerin, en quête d’un stage formateur.

Arpenter des chemins de traverse peut être un raccourci vers le bonheur.

Et, il n’est pas rare que ce soit le rêve qui nous aimante sur une voie en particulier, celle qui nous correspond vraiment. Dans certains cas, il peut même ouvrir une route. C’est ainsi que naissent les pionniers. Dick Fosbury se rêvait champion de saut en hauteur. Ce faisant, il déploie des trésors d’imagination qui l’amènent a inventé le saut en rouleau dorsal, qui lui permet de conquérir le Graal olympique, en 1968, dans la touffeur de Mexico.

Avec le temps, un rêve peut donc se transformer en objectif. C’est l’essence même d’une boussole que de fixer un cap. Ainsi que le chante Claude Nougaro : « Enfant je m’endormais sur des K.O. de rêve. Et [aujourd’hui] c’est moi qu’on soutient. Et c’est moi qu’on soulève ». Le pouvoir du rêve peut faire grimper sur un ring, donc, mais, quelque part, chacun son ring, chacun ses combats.

De même, la postérité retient que c’est dans un moment de rêverie que la théorie de la relativité a germé dans l’esprit d’Albert Einstein.

Le rêve, c’est aussi ce qui permet de croire en une vie meilleure, plus intense et plus belle. N’insultons pas l’avenir. N’ayons pas la nostalgie du possible.

Matthieu&Laëtitia

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