Le changement et la routine (cycle d’Hudson)

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Le mouvement, c’est la vie. Pour l’Homme, le changement relève donc d’une impérieuse nécessité. Après, tout est une question de timing, de dosage et de nuance.

D’après Frédéric Hudson, professeur à l’université de Columbia et considéré comme l’un des pères du coaching, le changement s’apparente à un cycle que chacun peut vivre plusieurs fois. Il peut toucher à tous les domaines de vie (famille, couple, travail, loisirs, développement personnel et vie sociale).

Ce cycle comprend 4 phases, comme autant de saisons.

• Le printemps : phase de lancement, énergie haute positive (joie), découverte, apprentissage.

Puis, se déploie une phase de plateau (l’été), caractérisée par une vitesse de croisière, comparable à l’état de flow. Demeurer dans cette dynamique positive exige de recourir à un pourcentage de nouveauté par mois, et par an.

Pour un zèbre, il n’est pas rare que ce taux – propre à chacun – atteigne 40 voire 60%.

• L’automne : phase de déclin, énergie haute négative (colère). L’heure est fréquemment aux conflits et aux revendications. Pour un zèbre, cette pente est d’autant plus rapide et brutale qu’elle s’accompagne d’un vif sentiment d’ennui, résultant d’activités monotones.

• L’hiver : phase de désengagement, marasme, basse énergie négative (tristesse, peur), besoin de temps, de se poser les bonnes questions, celles du sens de nos actes. Pour certains, cette saison est associée à un besoin de solitude, à un besoin de prendre soin de soi et de ressourcement. Le zèbre est alors plus sensible à la suradaptation ou à la fuite. Les grandes questions métaphysiques pointent et peuvent envahir la tête et le cœur. Survient une dette de nouveautés, comme une dette d’oxygène ; la combler est vital.

Le soutien de personnes de confiance s’avère un puissant allié pour lutter contre le burnout. Il aide à ce que les questions existentielles aient les « bonnes » réponses pour acter un changement concret et significatif.

 La marche vers le printemps : phase de préparation du renouveau, basse énergie positive (espoir). Le moment est aux tests, aux nouvelles expériences, à l’exploration. Le vent souffle de (re)nouveau, et dans le dos. On réapprend à vivre, et bien vivre ; on reprend goût à la vie. Flotte dans l’air comme un parfum de printemps. Le champs des possibles se déploie, et déploie ses charmes.

Un nouveau projet est une inépuisable source de motivation. L’époque est à la stimulation, à l’attribution de sens et à la prise de conscience.

En conclusion, il est essentiel d’observer quel est votre temps moyen avant le jaillissement de l’ennui. A partir de combien de temps avez-vous besoin d’un changement dans votre travail, par exemple ? 6 mois, 1 an, 3 ans, 5 ans ?

En effet, si vous avez besoin de 40% de changement au bout d’un an pour rester sur le plateau positif et dynamique de l’existence, vous allez anticiper et réfléchir à ce changement nécessaire et ainsi éviter de partir dans une phase de déclin. Surtout si vous êtes dans un job que vous aimez. Une logique similaire s’applique dans le cas d’une relation que vous souhaitez durable.

Classiquement, pour le zèbre, la routine génère de l’ennui. Il lui est donc profitable de se connaître pour anticiper et prévenir les assauts de la lassitude. Adopter une telle démarche implique d’être proactif, c’est-à-dire de prendre sa vie en main pour se mettre en chemin vers une destination souhaitée, et non subie. Le mouvement, c’est la vie.

Matthieu&Laëtitia

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